Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire historique des communes

Espace contributeur

Identifiez vous - Pour en savoir plus

Commune de Vix

imprimer la notice complète

Notice rédigée par : Yannis Suire

Données identitaires

Noms

Nom des habitants
Vizerons

Géographie

Altitude

Altitude maximale : 33 mètres (au coteau des Vignes ; 9 mètres sur la place de l'Eglise, 4 mètres au Pont aux chèvres)Altitude minimale : 1 mètre (l'altitude dans les marais varie entre 1 et 3 mètres)

Superficie

23,53 kilomètres carrés

Paysages
  • Marais poitevin

    Vix recouvre trois des grands types de paysages du Marais poitevin :

    - les terres hautes, paysage des anciennes îles du golfe des Pictons, un paysage constitué de champs, de vignes sur la partie la plus élevée, et surtout d'habitations ;

    - les marais desséchés, paysage créé au XVIIe siècle par les dessèchements, et bouleversé par les remembrements et drainages de la fin du XXe siècle, un paysage très ouvert, où règne la ligne droite des canaux et des quelques fossés pas encore comblés ;

    - les marais mouillés, le long de la Sèvre Niortaise, au-delà de la digue ou Grande levée de Vix ; ce paysage autrefois identique à la "Venise Verte", a considérablement reculé ces dernières décennies sous les coups du remembrement, du drainage, du comblement des fossés et de l'arrachage des arbres ; l'île de Charrouin est à ce titre symptomatique, partagée qu'elle est entre les champs céréaliers remembrés, et les vestiges de marais mouillés, placés en réserve naturelle départementale.

Cours d'eau
  • Sèvre niortaise

    La Sèvre Niortaise constitue la limite sud de commune (et du département de la Vendée par la même occasion). Ses méandres contrastent avec les autres frontières de la commune, définies par les canaux des marais desséchés. Un de ses vieux méandres contourne l'île de Charouin, séparée du reste de la commune par le canal du Sablon, creusé au XIXe siècle pour dévier la Sèvre.

    Pour en savoir plus :

    Le fleuve de la Sèvre niortaise prend sa source dans le département des Deux-Sèvres près de la commune de Sepvret. Après un parcours d’environ cent-soixante kilomètres vers l’ouest, le fleuve se jette dans l’océan Atlantique dans la baie de l’Aiguillon. Servant de limite administrative entre les départements de la Vendée et de la Charente-Maritime, il a été pendant longtemps une voie de communication majeure. Aucune infrastructure hydraulique d’importance n’est venue entraver la navigation fluviale de la Sèvre entre la mer et Niort. Seuls des ouvrages de canalisations ont été ajoutés : ceux-ci facilitent la navigabilité du fleuve et lui permettent aussi de drainer et d’évacuer les eaux du Marais poitevin. Dans certaines parties de la Sèvre, le lit a été directement canalisé, dans d’autres on a ajouté des canaux dits de dérivation.

Cours d’eau secondaires : canal de Vix, contrebot de Vix, canal du Pont aux chèvres, canal de Gargouilleau

Histoire

Première mention historique

1047

D'après : DELHOMMEAU, Louis. Églises de Vendée : vocables, titulaires et liste des documents relatifs à leur construction et à leurs travaux du XIe siècle à nos jours. 2000-2001. 2 vol. (224-232 p.) [Arch. dép. Vendée, BIB MEM 615/1-2]

En 1047, Agnès de Bourgogne, veuve du comte de Poitou, donne la terre, l'église et les marais de Vix à l’abbaye Notre-Dame-hors-les-Murs de Saintes (Charente-Maritime), fondée par la même occasion.

Monument emblématique
abside de l'église

Date de prise de vue : mai 2010


Eglise moderne, bâtie en 1974, associée à l'abside de l'ancienne église, datée du XIe ou XIIe siècle.

Liens externes

Géographie historique

Culte

Diocèse
  • Diocèse de Poitiers(1047 - 1317)
    D'après : AILLERY, E. Pouillé de l'évêché de Luçon. Fontenay-le-Comte : Impr. Robuchon, 1860. XXXVI-211 p. [Arch. dép. Vendée, BIB 1569]
  • Diocèse de Maillezais(1317 - 1648)
    D'après : AILLERY, E. Pouillé de l'évêché de Luçon. Fontenay-le-Comte : Impr. Robuchon, 1860. XXXVI-211 p. [Arch. dép. Vendée, BIB 1569]
  • Diocèse de La Rochelle(1648 - 1801)
    D'après : AILLERY, E. Pouillé de l'évêché de Luçon. Fontenay-le-Comte : Impr. Robuchon, 1860. XXXVI-211 p. [Arch. dép. Vendée, BIB 1569]
  • Diocèse de La Rochelle et Saintes(1801 - 1821)
    D'après : AILLERY, E. Pouillé de l'évêché de Luçon. Fontenay-le-Comte : Impr. Robuchon, 1860. XXXVI-211 p. [Arch. dép. Vendée, BIB 1569]
  • Diocèse de Luçon(1821 - 9999)
    D'après : AILLERY, E. Pouillé de l'évêché de Luçon. Fontenay-le-Comte : Impr. Robuchon, 1860. XXXVI-211 p. [Arch. dép. Vendée, BIB 1569]
Archiprêtré ou doyenné
  • Archiprêtré d'Ardin(1201 - 1801)
    D'après : AILLERY, E. Pouillé de l'évêché de Luçon. Fontenay-le-Comte : Impr. Robuchon, 1860. XXXVI-211 p. [Arch. dép. Vendée, BIB 1569]

    archiprétré

Paroisses
  • Notre-Dame-de-l'Assomption(1047)
    D'après : DELHOMMEAU, Louis. Églises de Vendée : vocables, titulaires et liste des documents relatifs à leur construction et à leurs travaux du XIe siècle à nos jours. 2000-2001. 2 vol. (224-232 p.) [Arch. dép. Vendée, BIB MEM 615/1-2]
    Pour en savoir plus :

    Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie

Ressorts féodaux et judiciaires

Seigneurie
  • Seigneurie de Vix(1047 - 1789)

    La seigneurie de Vix dépendait de l'abbaye Notre-Dame-hors-les-murs de Saintes (Charente-Maritime).

Bailliage
  • Sénéchaussée secondaire de Fontenay-le-Comte(1544 - 1789)
    D'après : BARBAUD, Gabriel. Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790 : Vendée : archives civiles, séries A, B, C. La Roche-sur-Yon : Servant-Mahaud, 1898. P. XXIV-XXVII

Ressorts militaires

Gouvernement
  • Gouvernement du Poitou(1560 - 1791)
    D'après : Gouvernement général et militaire du Poitou dressé sur les dernières observations [carte]. Paris : Longchamps, 1767 [Arch. dép. Vendée, 6 Fi 14]
Bureau de recrutement militaire
  • Bureau de Fontenay-le-Comte(1867 - 1929)
    D'après : Arch. dép. Vendée, 1 R - Recrutement de l'armée (an IX-1942)

Ressorts administratifs et fiscaux

Intendance et subdélégation
  • Généralité de Poitiers. Subdélégation de Fontenay-le-Comte(1780 - 1786)
    D'après : BARBAUD, Gabriel. Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790 : Vendée : archives civiles, séries A, B, C. La Roche-sur-Yon : Servant-Mahaud, 1898. P. XXVIII-XXXI ; dates à préciser données d'après ARBELLOT, Guy, GOUBERT, Jean-Pierre, MALLET, Jacques, PALAZOT, Yvette. Carte des généralités, subdélégations et élections en France à la veille de la Révolution de 1789 : circonscriptions administratives à la fin de l'Ancien Régime. Paris : Éd. du CNRS, 1986. 98 p. [Arch. dép. vendée, BIB ATLAS 18]
Election
  • Election de Fontenay-le-Comte(1780 - 1786)
    D'après : BARBAUD, Gabriel. Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790 : Vendée : archives civiles, séries A, B, C. La Roche-sur-Yon : Servant-Mahaud, 1898. P. XXVIII-XXXI ; dates à préciser données d'après ARBELLOT, Guy, GOUBERT, Jean-Pierre, MALLET, Jacques, PALAZOT, Yvette. Carte des généralités, subdélégations et élections en France à la veille de la Révolution de 1789 : circonscriptions administratives à la fin de l'Ancien Régime. Paris : Éd. du CNRS, 1986. 98 p. [Arch. dép. vendée, BIB ATLAS 18]
District révolutionnaire
  • District de Fontenay-le-Comte(1790 - 1795)
    D'après : BARBAUD, G., LANCO, P., FAUCHEUX, M. Répertoire numérique de la série L, administrations et tribunaux de l'époque révolutionnaire : 1789-an VIII. La Roche-sur-Yon : Préfecture de la Vendée, 1966. P. 5-20
Arrondissement
Canton
  • Canton du Gué-de-Velluire(1790 - 1801)
    D'après : BARBAUD, G., LANCO, P., FAUCHEUX, M. Répertoire numérique de la série L, administrations et tribunaux de l'époque révolutionnaire : 1789-an VIII. La Roche-sur-Yon : Préfecture de la Vendée, 1966. P. 5-20
  • Canton de Maillezais(1801 - 9999)

Ressorts divers

Syndicats de marais
  • Union des Sociétés des Marais mouillés de la Sèvre, du Mignon et des Autises(1930)
    Pour en savoir plus :

    Source : LE QUELLEC, Yves (dir.). Le marais poitevin entre deux eaux. Mougon : Geste, 1993. 161 p. [Arch. dép. Vendée, BIB C 229]

  • Association syndicale autorisée des Marais desséchés de Vix, Maillé, Maillezais, Doix(1654)

    Adoption des statuts de la société des marais desséchés de Vix, Maillé, Maillezais, Doix.

    Pour en savoir plus :

    Fusion, dans la première moitié du XIXe siècle, des sociétés des Marais de Vix, Doix et du Gargouillaud.

    Source : LE QUELLEC, Yves (dir.). Le marais poitevin entre deux eaux. Mougon : Geste, 1993. 161 p. [Arch. dép. Vendée, BIB C 229]

Zone interdite
non

Institutions locales

Seigneuries, offices notariaux

Hôtels nobles
  • Maison seigneuriale (1790)

    La maison seigneuriale se trouvait derrière l'église, actuellement rue du Vivier. C'est que, jusqu'à la Révolution, résidaient les représentants de l'abbesse de Saintes (en particulier les familles Denfer et Garos). De l'autre côté de la rue, la Grande grange servait à stocker les parts de récoltes que les paysans vizerons versaient à l'abbesse.

Justice locale

La justice seigneuriale, tenue au nom de l'abbesse par un sénéchal, avec procureurs, greffiers, notaires, se tenait dans la maison seigneuriale derrière l'église.

Organisation civile municipale

Ecoles primaires
  • Ecole Gaston Chaissac

    L'école, construite en deux étapes dans la seconde moitié du XIXe siècle, porte le nom de Gaston Chaissac, peintre d'art brut, inhumé à Vix en 1964.

    Statut : publique

    Genre : mixte

  • Ecole Joseph Bulteau (1852)

    L'école privée, d'abord destinée aux filles, a été créée en 1852 par le don d'une maison (où se trouve encore l'école) par André Prouzeau, notable de la commune, à la congrégation des Filles de la Sagesse. Une école pour garçons a été ajoutée en 1941. L'école a pris le nom, en 2011, du père Joseph Bulteau, curé de Vix, prêtre missionnaire mort en captivité en Corée du Nord en 1951.

    Statut : privée

    Genre : mixte

Institutions religieuses

Communautés monastiques
  • Saint-Nicolas
    Ordre des chanoines réguliers de Saint-Augustin (1578 - 1790)

    Prieuré d'hommes dépendant de l'abbaye de Nieul-sur-l’Autise. Existence attestée en 1578 et 1790. Le Fichier historique du diocèse de Luçon[1], établi par l'abbé Louis Delhommeau, ne donne pas de référence antérieure à 1752, mais l'inventaire analytique des minutes notariales, dressé par Jean Maillaud, en signale au moins une de 1578[2].

    Il s'agit du prieuré de Saint-Nicolas-de-Lethon (ou Lethon), actuellement Montnommé, et dont le bénéfice a été transféré dans l'église de Vix peu avant la Révolution.

    Pour en savoir plus :

    Evêque de Myre (IVe siècle)

Autres bénéfices ecclésiastiques

Un prieuré de religieuses, rattaché à l'abbaye de Saintes, est mentionné au XVe siècle, puis, déserté par ses religieuses, au début du XVIIe siècle.

Présence protestante

Une poignée de protestants est mentionnée à Vix à la fin du XVIIe siècle, de même que le "cimetière des huguenots" dans une confrontation de maison proche de la place de l'église, en 1729.

Arch. dép. de la Vendée, 205 G 5.

Activités religieuses

Missions

Activités sociales diverses

  • UCV et UMV

    École de musique, fanfare ou harmonie

    A partir du début du XXe siècle et des querelles anticléricales, Vix a connu deux harmonies musicales : l'une liée à la paroisse, l'Union catholique vizeronne ou Sainte-Cécile ; l'autre laïque, l'Union musicale vizeronne ou UMV.

Transports et réseaux

Gares
  • Gare Vix-Le Gué-de-Velluire

    Située sur la commune du Gué-de-Velluire, mais desservant aussi Vix, la gare était placée sur la ligne Nantes-La Rochelle.

Bacs
  • Passage du Sablon

    Jusqu'à la construction d'un pont, la Sèvre Niortaise se franchissait entre Vix et Taugon au passage du Sablon. Une route reliant le Pont de Vix à ce passage, ne fut construite qu'au milieu du XIXe siècle. Auparavant, l'ont devait franchir le canal de Vix puis la Grande levée de Vix pour ensuite partir en bateau à travers les marais jusqu'au passage du Sablon.

  • Passage de la Bonde des Jourdain

    L'antique chemin de Charlemagne, gallo-romain au moins de tradition, traversait le Marais poitevin entre le Gué-de-Velluire et Thairé-le-Fagnoux (Saint-Jean-de-Liversay). L'itinéraire incluait un franchissement de la Sèvre Niortaise au lieu-dit la Bonde des Jourdain. Le passage était géré par la famille Jourdain et ses descendants, jusqu'à sa suppression par l'Etat en 1908.

Institutions supra-communales

Gendarmerie et caserne de pompier
  • Gendarmerie

    De 1850 à 1900, une brigade de gendarmerie loge dans l'ancienne maison seigneuriale, derrière l'église. Un bâtiment de gendarmerie est ensuite construit près de la mairie.

[1]
1 Num 47/123, 2 fiches (en ligne).  
[2]
Inventaire analytique des minutes notariales et images liées, acte de résignation du prieuré Saint-Nicolas de Leton par Thomas Dei, religieux de Nieul, étude A de Fontenay-le-Comte 3 E 35/6, 6 mars 1578, vues 31-32/312.  

Monuments et équipements

Monuments et équipements

Monuments
  • Maison seigneuriale

    Située derrière l'église, la maison seigneuriale était, jusqu'à la Révolution, le siège de la seigneurie de Vix, là où les représentants de l'abbesse de Saintes demeuraient et rendaient la justice en son nom. Le logis actuel date probablement de la première moitié du XVIIIe siècle. Parmi les dépendances à droite, se trouve une ancienne prison. Plusieurs portes, aujourd'hui murées, communiquaient entre ces dépendances et l'église.

    Vendue comme bien national à la Révolution, la seigneurie a été rachetée par un membre de la famille Denfer, fermiers seigneuriaux au XVIIIe siècle, et est passée dans les mains de plusieurs particuliers jusqu'à nos jours. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, les lieux ont abrité la gendarmerie.

    Château, logis, hôtel ou maison forte

  • Eglise moderne Notre Dame de l'Assomption et son abside romane
    L’église de Vix faisait partie des biens donnés en 1047 par Agnès de Bourgogne, veuve du comte de Poitou, à l’abbaye Notre-Dame-hors-les-Murs de Saintes (Charente-Maritime), fondée par la même occasion. Elle était alors déjà dédiée à Notre Dame. L’abside romane du XIIe siècle, encore en élévation, reste l’unique témoin de cette époque. Les descriptions de cette ancienne église sont lacunaires. Les archives parlent d’une nef et de bas-côtés qui auraient été reconstruits vers 1710. L’église était alors entourée du cimetière. Elle servait aussi de lieu de repos privilégié aux curés et aux notables de Vix qui, représentants de l’abbesse de Saintes, demeuraient dans la maison seigneuriale voisine. Plusieurs portes permettaient d’ailleurs de communiquer entre les deux bâtiments. Le clocher, de faible hauteur, se trouvait au centre de l’église. Pour l’entretien de l’église, on amenait souvent les matériaux par bateau de Marans sur la Sèvre niortaise puis sur la route d’eau qui passe par le port au nord de l’église. Parmi le mobilier et les ornements cités pour cette époque, on sait que, de part et d’autre du chœur, se trouvaient deux autels secondaires, l’un dédié à la Vierge, l’autre à saint Barthélémy. Une cloche a été bénite en 1787.
    L’église de Vix fut saisie comme bien national à la Révolution et vendue aux enchères en 1796. Elle devint, un temps, le siège des assemblées des électeurs. Lorsque la municipalité la racheta en 1803, elle était en très mauvais état. De 1829 à 1834, des travaux importants furent engagés. L’église fut agrandie et dotée, à l’angle sud-ouest, d’un clocher surmonté d’une flèche. On conserva semble-t-il les murs du XVIIIe siècle et surtout l’abside du XIIe siècle. Le cimetière fut déplacé en 1840, libérant l’espace tout autour de l’église. Mais l’état de l’église resta précaire et dés les années 1850, il fallut la consolider. En 1869, l’architecte Victor Clair, connu pour de nombreuses réalisations de bâtiments publics en Vendée, dressa les plans d’une reconstruction totale. La guerre de 1870 et les querelles politiques arrêtèrent le projet. Des travaux ponctuels furent alors effectués au fil des ans, sur le mobilier, les vitraux. L’église fut dotée de nouvelles cloches en 1897 et 1930, celles que l’on voit encore aujourd’hui. La voûte de l’abside fut repeinte en 1931 par le peintre vizeron, Octave Guéret.
    Une tempête donna le coup de grâce à l’église en 1972. Fermée au public, on décida de la reconstruire. L’ancien clocher fut descendu le 9 janvier 1974. On prit le parti d’une église résolument moderne, conçue par les architectes Durand et Ménard : toit incliné, autel et bancs en bois clair, grande verrière donnant sur les restes de l’ancienne église, clocher dépouillé laissant paraître les cloches. La nouvelle église fut ouverte au culte le 27 octobre 1974. De l’ancienne église ont été conservés, outre l’abside et les cloches, le crucifix en bois polychrome du début du XVIIe siècle, la statue de Notre-Dame de l’Assomption, patronne de l’église, datant probablement de la fin du XIXe siècle, un des confessionnaux de 1912, le chemin de croix de la même année.
    Parmi les originalités de la nouvelle église de Vix construite en 1974, la grande verrière qui occupe presque tout le mur nord donne sur l’abside romane, conservée comme témoin de l’ancienne église. Cette abside, dont l’époque de construction est estimée du XI-XIIe siècle, est sans doute l’unique vestige de la première église édifiée après la donation de Vix à l’abbaye de Saintes, en 1047. Elle est à ce titre le monument le plus ancien de la commune, le seul souvenir historiquement et esthétiquement intéressant de son passé médiéval. La période moderne, marquée par les dessèchements du Marais poitevin, puis le XIXe siècle avec ses bouleversements économiques et matériels, ont en effet souvent effacé ou atténué les traces médiévales dans le Marais, excepté les églises. En outre, l’abside présente un intérêt par l’ensemble tout à fait original qu’elle forme avec l’église moderne adjacente. Le groupe monumental doit être considéré dans sa globalité, avec la verrière comme point de passage entre les deux monuments, entre architecture médiévale et architecture du XXe siècle.
    L’abside, de plan en arc de cercle, est flanquée sur sa face externe d’un gros contrefort central de section carrée, sans doute ajouté après les guerres médiévales pour renforcer l'édifice, et de deux colonnettes engagées, d'époque romane, se terminant chacune au sommet par un petit cône de pierre. Deux ouvertures en plein cintre encadrent une troisième, déjà obstruée par le contrefort.
    Côté interne, la voûte de l’abside porte les restes d’anciens décors peints. Six couches successives ont été décelées. La plus ancienne est sans doute la couche d'origine, d'époque romane : on devine, sur la gauche, des drapés et une bande rouge et jaune. La couche la plus récente est celle peinte par Octave Guéret en 1931 : elle représente une croix glorieuse entourée d’anges et surmontée d’une étoile, sur fond bleu ciel.

    Église

  • Marché couvert (1895)

    Les halles ou marché couvert, qui se trouvent sur la place de l'Eglise, ont été construites autour de 1895 pour accueillir l'important marché qui se déroulait à Vix chaque semaine, le dimanche puis le vendredi. Réutilisé en caserne des pompiers puis en salle culturelle, il conserve l'essentiel de son volume et de son décor sculpté en façade (cornes d'abondance).

    Halles

  • Mairie
    Il est difficile de savoir où siégeait le conseil municipal à ses débuts. L’assemblée révolutionnaire se réunissait dans l’église, fermée au culte de 1794 à 1801. En 1822, parmi les dépenses, figure un loyer à payer pour « la maison commune ». Celle-ci est située précisément par le cadastre de 1837 : elle se trouve alors dans une bâtisse aujourd’hui démolie mais dont on devine encore l’emplacement, au 9 rue Georges-Clemenceau. Petite, humide, d’un loyer élevée, cette maison ne donne pas entière satisfaction. En 1849, le conseil décide d’en acheter une autre située sur la place de l’église. Cette maison aussi a aujourd’hui disparu : elle se trouvait à l’emplacement actuel de l’arrêt de bus.
    Mais très vite, querelles et exiguïté des lieux poussent la mairie à déménager. En 1858, elle rejoint, avec la classe de garçons, une autre maison qui se trouvait cette fois entre l’église et le marché couvert. Vers 1878 pourtant, elle revient au précédent local (actuel arrêt de bus). Agrandissement, réaménagements intérieurs : le bâtiment devient enfin une mairie digne de ce nom.
    Pourtant, à peine quinze ans plus tard, Armand Prouzeau, notable de Vix, lègue par testament à la commune sa maison pour en faire la mairie, l’actuelle mairie. Le legs est accepté par la municipalité car il donne l’occasion de se doter d’une mairie plus grande, de détruire l’ancienne et de dégager ainsi l’entrée de la place de l’église où se déroule le marché. La maison d’Armand Prouzeau a été construite entre 1820 et 1828 par Nicolas-Auguste Prouzeau, le père du donateur. Ce cabanier avait réussi à s’enrichir et à se construire cette demeure dans le bourg.
    Armand Prouzeau meurt le 9 mai 1893. Conformément à son testament, la municipalité entre en possession de la nouvelle mairie un an plus tard, le 10 mai 1894, comme le rappelle encore une plaque au-dessus de la porte. Les locaux sont aussitôt aménagés pour recevoir l’administration municipale. Dans l’une des deux anciennes ailes de communs, qui encadrent la cour, on peut encore voir un ancien potager en pierre, témoin de l’époque Prouzeau.

    Mairie

Activités industrielles et économiques

Activités industrielles et économiques

  • Chantiers Pouvreau

    Construction navale

    Jusqu'au XXe siècle, le Marais poitevin comptait de nombreux charpentiers de bateaux dont le métier était de fabriquer et d'entretenir l'armada de barques manoeuvrées au quotidien par les Maraîchins. Au début du XXe siècle, l'un de ces artisans, Emile Pouvreau tient son atelier tout près du canal du Pont aux chèvres, à Vix. Dès 1935 puis à partir des années 1960, l'atelier devient entreprise. Implantés au Pont aux chèvres puis à la sortie du bourg de Vix, aux Quatre-Routes, les chantiers navals Pouvreau fabriquent de nombreux bateaux, notamment des voiliers pour les plus grands navigateurs (les "requins" en bois, les "Romanée" en aluminium, le bateau Pen Duick VI, remis à neuf ici en 1981). L'entreprise perdure jusqu'au début des années 1980 puis est transférée à Fontenay-le-Comte sous le nom "Mag France".

Enquêtes statistiques et démographiques

Personnalités de la commune

Personnalités de la commune

  • Chaissac, Gaston (1942 - 1964)

    Fonction : Peintre

    Né dans l'Yonne, Gaston Chaissac s'est lié à Vix et au Marais par son mariage, en 1942, avec un fille de Vix, Camille Guibert. Artiste peintre, dénigré de son vivant par son entourage et son milieu, déjà reconnu par d'autres membres du milieu artistique, tels Dubuffet, il connaît une reconnaissance réelle après sa mort, et davantage encore à partir de 2000. Une exposition lui est consacrée au Jeu de Paume en 2001. Le musée Sainte-Croix des Sables-d'Olonne lui consacre plusieurs salles.
    Son style se rapproche beaucoup de l'art brut. Dans son atelier de la rue de la Guilletrie, il peint sur des morceaux de bois ramenés du Marais, sur des déchets, des objets divers... Il réalise aussi des collages avec du papier peint acheté chez M. André Deffe qui tient une droguerie au 62 rue Georges Clémenceau. Chaissac est surtout connu pour ses totems.

    Chaissac s'installe définitivement à Vix en 1961. Après sa mort, en novembre 1964, il est inhumé à Vix. Sa tombe, dans la pente centrale du cimetière, est une grande pierre noire avec juste son nom et ses dates.

Evénements politiques & historiques majeurs

Références


Nous écrire